Le convoyage est un métier de procédure. Ce qui protège l'équipe et les valeurs, ce n'est pas le véhicule : c'est le respect strict d'une séquence, identique à chaque rotation, dont aucune étape ne se saute.
1. La préparation
Avant toute mise en place, le site est reconnu : accès véhicule, distance entre le point de stationnement et le point de remise, visibilité depuis la rue, éclairage, présence d'un sas ou d'un local dédié. Cette reconnaissance détermine le point d'arrêt, la position de l'équipe et la durée d'exposition, le paramètre le plus important de toute la mission.
Les itinéraires et les horaires sont ensuite planifiés de façon variable. Un convoyage prévisible n'est plus un convoyage sécurisé.
2. L'approche
Le véhicule annonce son arrivée à la supervision. L'équipe observe les abords avant de descendre : véhicule stationné anormalement, présence inhabituelle, accès encombré. En cas de doute, la mission est reportée, et c'est une décision qui appartient à l'équipe, pas au client.
3. La remise contradictoire
C'est le cœur de la traçabilité. Les fonds sont comptés ou vérifiés en présence des deux parties, placés dans un conteneur scellé dont le numéro est relevé, et un bordereau est signé par le remettant et le convoyeur, avec horodatage. À partir de cet instant, la responsabilité est transférée au transporteur, et cela se prouve par écrit.
4. Le transit
Le véhicule est suivi en temps réel par la supervision, avec liaison radio permanente. Les procédures d'incident sont définies à l'avance : que faire en cas de panne, de contrôle, d'accident, d'itinéraire bloqué. L'équipe ne s'arrête pas hors des points prévus.
5. La livraison
Même formalisme qu'à la remise : vérification de l'intégrité des scellés, contrôle du numéro, comptage contradictoire si prévu, signature du bordereau de livraison. Tout écart constaté est consigné immédiatement, avant séparation des parties : un écart signalé après coup n'est plus opposable.
Le rôle du client
Un convoyage sécurisé suppose aussi une discipline côté client :
- préparer les fonds avant l'arrivée de l'équipe, pour réduire le temps d'exposition ;
- désigner une personne habilitée unique pour la remise ;
- ne communiquer les horaires à personne en interne au-delà du strict nécessaire ;
- garder l'accès dégagé au moment prévu ;
- signaler tout changement de configuration du site.
La plupart des incidents de convoyage sont liés à une fuite d'information interne, pas à une défaillance du transporteur.
La question des régions
En dehors de Conakry, les contraintes changent : distances, état des routes, couverture radio, points de relais. Un dispositif national ne se conçoit pas comme une extension du dispositif urbain, il se planifie différemment, avec des points d'appui régionaux.
Voir notre offre de transport de fonds et approvisionnement de DAB ou nous contacter pour une étude.