La plupart des dispositifs de sécurité se construisent par accumulation : une caméra après un vol, un agent après une intrusion, une alarme après une alerte. Le résultat est un empilement coûteux, avec des redondances à certains endroits et des trous béants ailleurs. L'audit remet de l'ordre dans cet empilement.
Ce qu'un audit doit produire
Pas un constat, mais une décision : la liste hiérarchisée de ce qu'il faut faire, dans quel ordre, à quel coût, et de ce qu'il ne faut pas faire. Un rapport qui recommande tout ne recommande rien.
Les cinq étapes
- Recenser ce qui doit être protégé. Personnes, données, équipements, stocks, valeurs, continuité d'activité. Cette liste, établie avec la direction, détermine tout le reste.
- Identifier les menaces réalistes. Pas les scénarios de film : ce qui s'est déjà produit sur le site, dans le secteur, dans la zone. L'historique des incidents est la source la plus fiable.
- Évaluer l'existant sur le terrain. Périmètre, accès, éclairage, équipements, organisation, procédures, formation des équipes. En visite, aux heures ouvrées et hors heures ouvrées, car un site ne ressemble pas la nuit à ce qu'il est le jour.
- Tester. C'est ce qui distingue un audit d'une visite. Tenter un accès sans badge, se présenter sans annonce, vérifier la réaction à une alarme, contrôler si une issue est réellement praticable. Les écarts entre le dispositif décrit et le dispositif réel apparaissent ici.
- Hiérarchiser et chiffrer. Chaque écart est classé par gravité et par coût de correction, ce qui permet de séparer les actions immédiates et gratuites des investissements à programmer.
Ce que révèle presque systématiquement un audit
- Des issues de secours condamnées ou obstruées.
- Des droits d'accès jamais retirés à d'anciens salariés ou prestataires.
- Des caméras mal orientées, ou dont l'enregistreur ne conserve rien.
- Un éclairage extérieur défaillant sur les zones les plus exposées.
- Des procédures écrites que personne ne connaît.
- Une alimentation de secours non testée depuis des années.
La plupart de ces points se corrigent à coût quasi nul. C'est pourquoi un audit se rentabilise avant même les investissements qu'il recommande.
À quelle fréquence
Un audit complet tous les deux à trois ans, et un audit ponctuel à chaque changement significatif : extension de bâtiment, nouvelle activité, augmentation des valeurs manipulées, incident sérieux. Un dispositif conçu pour un site qui a doublé de surface ne protège plus la moitié de ce site.
Qui doit le faire
Un regard extérieur, parce que l'habitude rend invisibles les anomalies quotidiennes. Et quelqu'un qui accepte d'écrire ce qui ne va pas, y compris lorsque cela met en cause des choix antérieurs.
LAGUIPRES réalise des audits de sûreté et de sécurité incendie sur l'ensemble du territoire guinéen. Demander un audit.